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Vous avez l’opportunité de vous promener dans le parc André GUILLAUMIN, situé derrière la Mairie et de  tester votre adresse à déjouer les pièges volontairement disposés sur les neuf trous du parcours du mini-golf;

 

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Venez essayer !  Vous allez bien vous amuser, en famille ou entre amis !

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Coordonnées

Mairie d'ARROU
12 Grande Rue

28290 Arrou

 

Tél. :  02 37 97 02 13

Fax. : 02 37 97 10 28

 

mairie@commune-nouvelle-arrou.fr

 

Ouverture :

 

Lundi : de 14H00 à 17H00

Mardi : de 9H00 à 12H00

Mercredi : de 9H00 à 12H00 et de 14H00 à 17H00    

Jeudi : de 9H00 à 12H00

Vendredi : de 9H00 à 12H00 et de 14H00 à 17H00

Samedi : de 9H00 à 12H00

La Chapelle Saint-Benoist

par le docteur Perdereau, Maire (1989 - 2001)

Nichée dans la verdure percheronne, elle témoigne de l'histoire de notre commune, histoire très liée à celle de la forteresse de BOIS-RUFFIN, toute proche. Située à 4000 toises d'ARROU (8 km) - 1 toise = 2 mètres.

Elle a été construite en 1136 par les moines bénédictins de THIRON-GARDAIS (d'où le Saint-Benoît), auxquels Jérémie de l'ISLE (époux d'une demoiselle GOUET), seigneur de l''ISLE en VENDOMOIS (LISLE sur la R.N. 10 près de VENDOME aujourd'hui), de BROU et de BOIS-RUFFIN, avait donné la terre des MELLERETS, comprenant 6 arpents (1 arpent = 1/2 hectare) de bois dans la forêt de BOIS-RUFFIN (cette terre venait de son épouse).

En contre partie de ce don, les moines devaient défricher cette terre et y contruire une chapelle. Celle-ci fut édifiée auprès d'une source qui coulait dans le tronc d'un vieil arbre. Cette fontaine explique la présence d'un grosse pierre au bord de la route, presque au chevet de la chapelle. Il s'agit probablement d'un menhir. Au temps des Celtes, on dressait très souvent de tels monuments auprès des sources qui faisaient l'objet d'une véritable vénération. Nous avons là un exemple, fréquent au cours de l'histoire, d'un transfert du culte païen vers la religion chrétienne.

En 1143, sous l'évêque Geoffroy de LEVES, les religieux de THYRON (aujourd'hui THIRON-GARDAIS) et ceux de Saint Père de Chartres, eurent des différents au sujet des dîmes des Mellerets (Mereleth : ancienne orthographe). L'évêque trancha ainsi : toutes les dîmes de la paroisse d'ARROU, non compris les Mellerets, appartiendraient aux religieux de Saint Père de Chartres.

Au 17ème et 18ème siècles, ARROU était la paroisse la plus étendue de l'évêché (la commune est toujours la plus grande commune de l'Eure-et-Loir en surface), outre son bourg : 83 villages et 63 fermes ou maisons isolées.

La paroisse est alors divisée en cinq quartiers :

  • Bois-Besnard
  • Bois-Ruffin
  • Courtalain
  • Saint-Romain (du côté de la Bourdinière actuelle)
  • Le Mée

La principale richesse de la commune résidait dans la fabrique de l'étamine qui servait à confectionner les habits de cérémonie pour les femmes aisées de cette partie du Dunois.

En 1540, une nouvelle querelle éclate cette fois entre le curé d'ARROU, Martin VALLEE et Jacques d'AVAUGOUR, seigneur de Bois-Ruffin et Courtalain (Jacques fils de Pierre et petit-fils de Guillaume).

Guillaume d'AVAUGOUR, famille d'origine bretonne, qui était seigneur de Bois-Ruffin a fait construire le château de Courtalain à partir de 1482.

Pierre d'AVAUGOUR, fils de Guillaume est mort en 1507, à la fleur de l'âge. Guillaume était le frère de Martin d'AVAUGOUR, lui-même fils de Louis - Louis d'AVAUGOUR, brillant chevalier breton qui avait épousé Catherine de ROUVERAY, propriétaire de Bois-Ruffin. C'est à ce mariage qu'il faut attribuer la double possession de terres de Bois-Ruffin et de Courtalain par les d'AVAUGOUR.

Donc, ces deux personnages, le curé et le seigneur se disputaient la propriété de la chapelle, laquelle rapportait des dîmes.

Un compromis intervint le 30 juillet 1540 devant Maître SOUCHAY, notaire à ARROU : la chapelle restait propriété de la paroisse, une autre chapelle fut construite à Bois-Ruffin (qui a servi d'écurie jusqu'à très récemment et que l'on peut toujours voir à droite de l'imposante grille d'entrée). En contre partie, le curé d'ARROU devait dire une messe haute, chaque année, le jour de la translation de Saint-Benoît (translation ; fête qui rappelle chaque année la consécration d'une église à un Saint).

La fête qui s'y déroulait le dimanche d'après cette translation ainsi que la procession ont cessé d'être pratiquées en 1738, par ordonnance de l'Ordinaire (autorité ecclésiastique), en raison des abus qui y avaient lieu, parmi une multitude de gens qui se rendaient à Saint-Benoît ce jour-là. C'était devenu, en effet, une espèce de foire qui n'était pas exempte de débauche. Jusqu'en 1738, on allait en procession de la fontaine qui coulait du vieil arbre jusqu'à la chapelle. L'eau de cette source guérissait les aphtes aussi bien des humains que des bestiaux (fièvre aphteuse des vaches).

Pendant la guerre des cent ans, le menhir a marqué la limite de la France non-occupée par les Anglais. Alliés des Anglais, les Bourguignons qui cherchaient à obtenir l'indépendance de leur province s'étaient emparés de la forteresse de Bois-Ruffin en 1417, comme de toutes les forteresses du Dunois, sauf Chateaudun et Montigny-le Gannelon. La ferme appelée aujourd'hui "La Touche aux Bourguignons" (route d'Unverre, commune d'ARROU) servait de poste de commandement aux Bourguignons. C'est le 14 juin 1421 que les troupes du roi de France, CHARLES VII, reprenaient Bois-Ruffin.

En 1792, à la révolution, la chapelle fut vendue à une famille de laboureurs, les DELORME (il y a toujours une famille DELORME qui exploite une ferme dans le hameau de Saint-Benoît). La chapelle servit de grange jusqu'en 1871, c'est à dire pendant 79 ans.

En 1863, elle fut rachetée par le curé DELPUECH d'ARROU, sur ses deniers personnels, pour en faire don à la paroisse. L'acte fut passé devant Maître Eugène LELONG, notaire à ARROU. L'autorisation de l'ouvrir de nouveau au culte fut signée par l'Empereur Napoléon III, à la veille de la chute de Sedan.

Une restauration de l'édifice a été entreprise en 1938 sous l'instingation de l'abbé CHARLES, curé d'ARROU, qui ouvrit une souscription pour couvrir les frais.

Le 24 juillet 1938 fut l'occasion d'une très belle cérémonie dans la chapelle restaurée. Le chemin de croix fut érigé ce jour là. Le petit hameau ne revit depuis longtemps pareille foule.

Le pélerinage avait lieu autrefois le mardi de pâques, il s'interrompit vers les années 1970, à cause du risque d'éffrondement de la chapelle (une poutre maîtresse étant cassée).

En 1990, un an après mon élection à la mairie d'ARROU, la Conseil Municipal a fait réaliser des travaux de charpente et de couverture qui s'avéraient indispensables à la sauvegarde de ce monument qui menaçait ruine ; on voyait le jour à travers la toiture. Bâtiment certes modeste, mais incontestablement élément de notre histoire et de notre patrimoine communal.

La chapelle est construite en maçonnerie de blocage où le grison se montre dans l'encadrement des fenêtres et du campanile qui abrite 2 cloches. Le grison a été également utilisé dans la construction de la forteresse de Bois-Ruffin et du porche roman de l'église d'ARROU.

La décoration intérieure réside surtout dans les lambris en planches appliquées contre le toit même. La charpente est assez remarquable mais cependant courante pour la région. Elle date du 18ème siècle (destruction suite à un incendie).

Les enduits sur les murs sont un mélange de terre et de poils de vaches.

  • Statue de Saint-Blaise : en chêne, du 18ème siècle, en parfait état. Saint-Blaise, évêque martyr, eut la tête tranchée en l'an 316. Ce Saint ayant sauvé la vie à un enfant qui se mourait étouffé par une arête de poisson platée dans sa gorge a le pouvoir de guérir les maux de gorge si on l'implore.
  • Statue d'une vierge à l'enfant : en bois polychrome.
  • Statue de Saint-Benoît : en plâtre, récente.
  • Autel : pied d'aigle, 1er empire.
  • Joli tabernacle.
  • Christ en bronze : 18ème siècle sur l'autel. grand crucifix accroché au poinçon.